Infos pratiques
Consommer autrement
Bonnes pratiques
- Choisir les produits en fonction de la saison
- Privilégier les produits locaux
- Economiser le papier et les emballages
- Viser l’alimentation biologique
- Lire les étiquettes des produits électroniques et électroménagers
- Etre vigilant quant à la composition des produits cosmétiques et d’entretien
- Favoriser les filières courtes et alternatives (AMAP*, troc)
- Limiter sa consommation générale
* Association pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne
Consommer local et de saison
Produire une salade en hiver nécessite un litre de pétrole (pour chauffer la serre et transporter la production…) Pour économiser les énergies fossiles, réduire les émissions de gaz à effet de serre et les phytosanitaires, il faut revenir à une consommation de saison et de proximité, tout en réduisant, à son juste nécessaire, la consommation de viande dont la production a un impact très lourd pour l’environnement. En effet, il faut 7 kg de céréales pour produire 1 kg de boeuf, 4 kg pour 1 kg de cochon et 2 kg pour 1 kg de poulet. L’agriculture biologique ou les AMAP (Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne, partenariats locaux entre des agriculteurs et un groupe de consommateurs) nous mettent sur la bonne voie. www.aprifel.com
Emballage
Privilégiez les produits en vrac, sans emballage, recyclables, et en grand format pour réduire la part des emballages (Voir Fiche “Réduire ses déchets, une nouvelle façon de consommer”). Mais il existe des alternatives à l’achat : louez, troquez et choisissez des écoproduits conçus pour durer, recyclables et écologiques tout au long de leur cycle de vie. www.reduisonsnosdechets.fr
Dire stop à la pub
Pour vous épargner de jeter inutilement 40 kg de prospectus en moyenne par an, il suffit de coller sur la boîte aux lettres une étiquette “STOP PUB” que vous réaliserez vous-même ou que vous vous procurerez en mairie, à l’accueil de grandes surfaces ou via des associations comme France Nature Environnement (www.fne.asso.fr) ou Consommation, Logement et Cadre de vie (www.clv.org). www.stopub.a3w.fr
Compostage
Composter consiste à réduire les déchets dans les poubelles et à les réutiliser sous la forme la plus pertinente, celle d’amendement pour le sol. La dégradation naturelle des matériaux organiques se fait par des micro-organismes, puis par toute une petite faune, que vous apprendrez à apprécier (vers de terre, cloportes, coléoptères…). Inlassables éboueurs, ils restent inféodés à leur fabuleux restaurant, et disparaissent s’ils n’ont plus à manger.
Si vous avez de la place, une mise en tas suffit (jusqu’à 1,50 m de hauteur). Empilez les déchets à l’abri du soleil et des pluies. Dans un petit jardin, un composteur peut s’imposer (quelques dizaines d’euros en jardinerie ; préférez ceux qui portent la marque NF Environnement). C’est un simple bac, qu’il est aisé de fabriquer (des sites Internet y aident). Le processus y est plus rapide, mais il faudra le surveiller plus étroitement, sans oublier de brasser les matières. Et osez un “lombricomposteur” ! Les fabricants fournissent avec le bac des lombrics, très efficaces pour faire le travail (voir sur Internet). Le compost est “mûr” quand il est noir, granuleux, semblable à de l’humus. On peut le tamiser pour retenir les plus gros éléments, qui retournent dans le tas. Jamais employé pur, le compost s’incorpore à la terre (de 1 à 5 l/m2). Avant maturité, il peut être épandu en paillage.
Tous les déchets organiques peuvent être utilisés : les déchets de jardin, les épluchures, les coquilles d’œuf, les restes de repas, y compris le marc de café, les essuie-tout (non colorés), la cendre de bois (non traité)… Broyez les branchages, divisez les trognons… pour faciliter leur dégradation.
Gros et petits. Même s’ils se dégradent lentement, conservez des éléments grossiers (branchages fins, paille) : ils laissent passer l’air dont les “éboueurs” ont besoin. Pour aérer le compost – c’est fondamental –, retournez-le de temps à autre à la fourche.
Des déchets variés. Les plus carbonés (branches, paille, feuilles) sont plus difficiles à “digérer” ; les plus azotés (gazon) “consument” le compost trop rapidement – ils font d’ailleurs grimper sa température. Équilibrez et alternez les catégories.
Une bonne humidité. La sécheresse arrête le compostage : arrosez le tas s’il est exposé au soleil. Mais trop d’eau engendre le pourrissement, qui se signale par des gaz nauséabonds, ce qui n’arrive pas avec un compost normalement humide. www.syndicat-tri-action.fr/heading/heading1574.html
Autres filières de consommation
Filières courtes
Depuis quelques années, les filières courtes, portées par les produits frais (fruits et légumes, viandes, fromages...), connaissent en effet un succès croissant. Sans intermédiaire entre le producteur et le consommateur, le système est aujourd'hui symbolisé par les associations pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap). Ce rapport direct rassure des consommateurs échaudés par la multiplication des crises sanitaires.
Les Français semblent aussi faire le choix de cette forme alternative de commerce pour « le lien social qui se crée, une certaine authenticité, ainsi que par volonté de s'engager.
De multiples canaux
Il existe bien d'autres types de filières courtes, à commencer par les antiques marchés de producteurs, qui restent encore le principal circuit de la vente directe. Autre pratique séculaire, la vente à la ferme qui tend à se structurer et à prendre des formes plus ludiques, à l'image des vingt-deux cueillettes du groupement d'intérêt économique (GIE) Chapeaux de Paille. Les producteurs laissent les consommateurs arpenter, généralement en famille, leurs champs, potagers et vergers. Un retour à la terre le temps d'une journée ou de quelques heures. Plus récents, les magasins de producteurs connaissent, eux aussi, un succès croissant et tendent à se multiplier et à se spécialiser. Enfin, dernier arrivé, le web, grâce auquel quelques agriculteurs s'affranchissent des intermédiaires. Mais les coûts logistiques liés aux contraintes sanitaires des produits frais restent un frein au développement des ventes directes sur internet.
Alors vous aussi, partez à la recherche de ses filières sur web ou dans votre département.
www.decouvertedelaferme-idf.fr
www.chapeaudepaille.fr
www.cueillettedecergy.fr
www.reseau-amap.org
www.reseaucocagne.asso.fr
L’échange- Le troc
Plusieurs lieux permettent de pouvoir réaliser se mode de consommation alternatif : Les dépôts-ventes, les magasins spécialisés, les braderies, les brocantes et les sites internet spécialisés.
Les ressourceries-recycleries
Les Recycleries & Ressourceries ont quatre activités principales, totalement complémentaires :
- la collecte séparative des déchets d’origine “encombrants ménagers” ou “déchets industriels banals”, en préservant leur état, afin de pouvoir envisager une valorisation par réemploi,
- le tri, le contrôle, le nettoyage, la réparation de ces objets, afin de leur rendre toute leur valeur ; le démontage, la dépollution des objets non réutilisables afin de les recycler dans les filières adéquates,
- la revente de ces objets afin d’assurer une part de ressources propres et d’offrir les biens revalorisés à faible prix, aux personnes qui en ont besoin,
- l’éducation à l’environnement, auprès des usagers des services de collecte, des clients des lieux de vente des produits réemployables, des jeunes générations mais aussi auprès de tous les habitants, concernés en tant que citoyens et consommateurs aux problèmes d’environnement et de gestion des déchets.

