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Habiter autrement

Bonnes pratiques

  • Isoler au mieux son logement
  • Favoriser les matériaux dits « éco-matériaux »
  • En cas d’achat, favoriser les labels (focus sur les labels)
  • S’essayer aux énergies renouvelables (chauffe-eau solaire, panneaux photovoltaïques, puits canadien…)
  • Peindre et coller sans polluer
  • Récupérer l’eau de pluie
  • Limiter ses consommations 

    Chaleur
     -  limiter la température de son habitat
     -  baisser le chauffage durant les périodes d’absences
     -  installer un thermostat d’ambiance 
    Lumière
     -  favoriser et profiter de la lumière du jour (aménagement des pièces)
     -  éteindre la lumière lorsqu’on quitte une pièce Choisir des éclairages économes et adaptés aux pièces
    Electroménager
     -  favoriser les appareils économes (A+)
     -  éteindre les appareils en veille
     -  profiter des plages horaires "heures creuses"
    Eau
     -  surveiller la consommation individuelle (installation de compteurs, réparation au plus tôt en cas de surconsommation suspecte)
     -  favoriser les équipements économes + adapter son matériel actuel (embout)
     -  optimiser l’arrosage (le soir, récupérer les eaux de pluies) 

Les labels

Des labels ont été développés également dans le domaine de la construction pour distinguer les produits respectant des normes de production ou pour distinguer des qualités particulières (matériaux, isolation, consommation).
Voici la liste des labels existants : ACERMI, ACOTHERM, BBC ( BATIMENT BASSE CONSOMMATION), CASINO écologique, CSTBAT, Ecoartisan, Ecofert, EFFINERGIE, Flamme Verte, Habitat et environnement, Nature plus, NF Logements, NF Maison indiv, Qualibois, Qualisol, Qualitel, Solar Keymark.

Pour comprendre chaque label : consoGlobe

Les aides

Le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur d'énergie en France parmi l'ensemble des secteurs économiques.
La facture annuelle de chauffage représente environ 900 € en moyenne par ménage, avec de grandes disparités, qui tendent à augmenter avec la hausse du prix des énergies : les dépenses annuelles peuvent ainsi varier de 250 € pour une maison "Bâtiment Basse Consommation" (BBC) à plus de 1800€, pour une maison mal isolée, véritable passoire thermique.

Le Grenelle Environnement a prévu la mise en place de dispositifs incitatifs à l'égard des particuliers, car c'est avec l'implication de la société toute entière que sera possible la rénovation énergétique des bâtiments.

Un logement consomme de l’énergie pour le chauffage, l’éclairage, l’eau chaude sanitaire, les équipements dits auxiliaires comme les pompes et éventuellement aussi la climatisation et la ventilation. Il y a aussi la consommation d’énergie dite spécifique, c’est à dire celle que nous consommons pour nos usages propres (appareils ménagers, cuisson, TV, etc.).

En France, la moyenne de consommation de nos logements est de l’ordre de 250kWh/m² et par an. Le Plan Bâtiment Grenelle vous invite à réduire ces consommations.
Les mécanismes incitatifs à l’égard des particuliers

Plan Bâtiment - Les particuliers

L’éco-prêt à taux zéro

Adopté dans la loi de finances 2009, l’éco-prêt à taux zéro vient compléter la gamme des instruments financiers incitatifs qui existent déjà pour les rénovations dans le bâtiment, comme le crédit d’impôt « développement durable » ou le Livret de développement durable. Destiné à financer les rénovations thermiques représentant des montants importants, c’est l’une des principales mesures financières du Grenelle Environnement et il constitue une avancée majeure.

Dispositif clé du Plan Bâtiment, l’éco-prêt à taux zéro connaît un véritable succès. C’est un puissant levier pour diminuer la consommation énergétique des logements privés et réduire la facture énergétique des ménages.

Qui peut bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro ?

Il concerne les propriétaires occupant, bailleur ou en société civile pour une habitation construite avant le 1er janvier 1990 et destinée à un usage de résidence principale. Les copropriétés sont concernées.

Que finance l’éco-prêt à taux zéro ? 
L’éco-prêt à taux zéro finance soit « un bouquet de travaux », soit des travaux d’amélioration globale de la consommation d’énergie, soit l’installation d’un système assainissement non collectif ne consommant pas d’énergie. 

Qu’est ce qu’un bouquet de travaux ? 
Un bouquet de travaux est un ensemble de travaux cohérents dont la réalisation simultanée apporte une amélioration sensible de l’efficacité énergétique du logement. Pour bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro, il faut faire réaliser par un professionnel des travaux dans au moins deux des catégories suivantes : 

  • isolation performante de la toiture
  • isolation performante des murs donnant sur l’extérieur
  • isolation performante des fenêtres et portes donnant sur l’extérieur
  • installation ou remplacement d’un chauffage ou d’une production d’eau chaude sanitaire
  • installation d’un chauffage utilisant les énergies renouvelables
  • installation d’une production d’eau chaude sanitaire utilisant les énergies renouvelables

Combien peut-on emprunter ?

Pour un bouquet de travaux de deux actions, il est possible d’emprunter jusqu’à 20 000€ et pour un bouquet de travaux de trois actions, il est possible d’emprunter jusqu’à 30 000€.

Quelle est la durée du prêt ?

La durée classique du prêt est de 10 ans mais peut être réduite à 3 ans ou prolonger à 15 ans avec accord exceptionnel de la banque.

L’éco-prêt à taux zéro est-il cumulable avec d’autres dispositifs financiers ? 

L’éco-prêt à taux zéro vient compléter une série de mécanismes financiers existants. L’éco-prêt à taux zéro est cumulable avec les aides de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) et des collectivités territoriales, les certificats d’économies d’énergie et le prêt à taux zéro octroyé pour les opérations d’acquisition-rénovation. Pour les personnes dont le revenu fiscal du foyer fiscal n’excède pas 45 000 euros en année n-2, l’éco-prêt à taux zéro, s’il est octroyé en 2009 ou 2010, peut être cumulable avec le crédit d’impôt développement durable.

L’écosubvention de l'Agence Nationale de l'Habitat (ANAH) 

Avec cette écosubvention distribuée par l'ANAH (et cumulable avec l'éco-prêt à taux zéro et le crédit d'impôt), l'Etat peut verser de 20% à 35 % du montant des travaux et 70 % de cette aide est disponible dès le début des travaux.

Le crédit d'impôt "développement durable"

Le crédit d'impôt "développement durable" est une disposition fiscale permettant aux ménages (locataires, propriétaires occupants ou bailleurs, occupant à titre gratuit) de déduire de leur impôt sur le revenu une partie des dépenses réalisées pour certains travaux d'amélioration énergétique portant sur une résidence principale.

Tout savoir sur le crédit d'impôt "développement durable" : le guide de présentation et la présentation du dispositif par l'Ademe www.ademe.fr

Vous êtes propriétaire d’un appartement 

La rénovation énergétique des immeubles en copropriété passe par des décisions collectives en assemblée générale. Un travail préparatoire de diagnostic, accessible aux habitants eux-mêmes, peut permettre de mieux comprendre le fonctionnement de l'immeuble et faciliter la prise de décision. Nous vous invitons à visiter le site de l'union nationale des associations de responsables de copropriété, l'UNARC.

Vous êtes locataire 

Pour faciliter le dialogue entre propriétaire et locataire, l'Etat vient de mettre en place une mesure de partage des frais de travaux énergétiques et de partage des économies sur les consommations qui en résultent. C'est la procédure gagnant/gagnant décrite dans le récent décret d'application de la loi MLLE.

Vous projetez de faire construire votre maison ou de faire l'acquisition d'un logement neuf 

L'Etat a mis en place (loi Boutin) des mesures en faveur de l’acquisition ou de la construction d’un logement neuf présentant un niveau élevé de performance énergétique. Il s'agit essentiellement de majoration du Prêt à Taux Zéro et du crédit d’impôt. Ces mesures sont présentées sur le site de l'Agence Nationale pour l'Information sur le logement.

Les constructions neuves doivent répondre à la réglementation thermique. Pour le secteur résidentiel, une nouvelle réglementation thermique imposant un objectif de 50 Kwh d'énergie primaire par an est applicable pour les projets dont le permis de construire est déposé à compter du 1er janvier 2013. Cette réglementation thermique est présentée sur le site du CSTB.

Cet objectif est ambitieux mais il est réaliste. De nombreux exemples déjà réalisés sont présentés sur le site Effinergie et sur l'Observatoire des projets BBC.

Pour + d’informations 

N’hésitez pas à vous informer plus en détails auprès de l’agence Info Energie locale de Cergy Pontoise
Pact Arim du Val d'Oise - Maison de l'Habitat
13 Boulevard de l'Hautil
95092 Cergy Pontoise
Tél. : 01 30 32 97 21
Mél : info-energie(at)valdoise.fr

www.guidedesdemarches.com
www.anah.fr/lecosubvention.html
www.habitat-durable.com
www.CSTB.fr 

Quelques chiffres

Les chiffres de l’eau :

En France, chaque habitant consomme en moyenne par jour 150 litres d'eau.

•    quand il se douche : 30 à 80 litres
•    s'il prend un bain : 150 à 200 litres
•    quand il utilise le lave-vaisselle : 25 à 40 litres.  Et le lave-linge : 70 à 120 litres
•    une chasse d'eau consomme en moyenne 10 litres
•    le lavage d'une voiture nécessite environ 200 litres
•    seulement 7% de notre consommation totale sont réservés à la boisson et à la préparation des aliments

Les chiffres de l’énergie :

•    2300 euros par an. C'est ce que dépensent les Français en énergie, pour se chauffer et faire rouler leur voiture. Cela équivaut à 8,4% de leurs dépenses
•    Un appartement de 100 m2 chauffé au gaz (chauffage + eau chaude) équivaut à 18.000 KwH par an
•    Une année d'éclairage d'un logement correspond à 450 KwH par an
•    Un aller-retour Paris-New-York (2 fois 6000 km en 2nde classe...et en avion, bien sûr) équivaut à 6.000 kWh
•    Un kilomètre en 4x4 (VW Touareg V6 TDI, un modèle plutôt sobre) équivaut à :

•  1 kWh en ville (8,7 l/100 kmp données constructeur)
•  1,5 kWh sur autoroute (14,6 l/100 km données constructeur)